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Le patrimoine religieux berckois

Outre les deux églises paroissiales, les chapelles de l’Hôpital Cazin-Perrochaud et de l’Hôpital Maritime, ce ne sont pas moins de 90 monuments religieux que l’ont peut rencontrer dans notre ville. Calvaires, chapelles, oratoires, niches, statues... composent ce patrimoine religieux de proximité dont chacun s’accorde à penser qu’il faut le préserver.

Les origines du patrimoine monumental religieux

Ses origines reposent à la fois sur la longue tradition religieuse liée au monde maritime puis plus tardivement au monde hospitalier, et résultent aussi d’évènements tragiques ou de faits religieux. Très longtemps, la population berckoise n’était qu’une communauté de marins, connue depuis le XIIIe siècle à l’époque où “Berk” n’était qu’un village de pêcheurs perdu dans les dunes.
Au cours des siècles, la marine va prendre une importance sans cesse grandissante jusqu’à atteindre son apogée à la veille de la guerre 1914/1918 avant d’amorcer un lent déclin jusqu’à disparaître définitivement dans les années 1970.
Par contre, dès la seconde moitié du XIXe siècle va apparaître la tradition hospitalière qui connaîtra sa plus grande renommée entre les deux guerres.
Concernant la pratique religieuse dans le monde maritime, la construction d’un certain nombre de monuments fera suite à des drames de la mer (naufrages, disparitions, sauvetages). Enfin, ont existé des traditions religieuses telles que la Saint-Jean, la bénédiction des bateaux, la prière sur les filets.
Aussi, un certain nombre de monuments furent édifiés par des familles confrontées aux problèmes de santé et à l’hospitalisation.

Mais le patrimoine monumental berckois, en dehors de ses origines maritimes ou hospitalières, résulte aussi d’évènements tragiques liés aux conflits.
Avec les guerres, certains monuments sont apparus d’abord après 1914/1918, suite au retour de soldats rentrés sains et saufs, ou après un voeu exaucé comme celui de retrouver le corps d’un disparu.
Par contre, après la guerre 1939/1945, aucun n’a été construit. Au contraire, ce patrimoine monumental a beaucoup souffert de ce conflit.

 

Les plus anciens calvaires datent du 18e siècle

Cette période est caractérisée par l’édification d’un nombre important de calvaires. On n’en compte pas moins de 15 constituant le patrimoine religieux le plus ancien.
Dès le 18ème siècle, trois calvaires apparaissent sur le plan du village de “Bercque”. Le premier d’entre eux se trouve à l’entrée de la commune, le long du chemin qui mène à Montreuil. Il s’agit très probablement du calvaire dit “du Presbytère” situé actuellement à l’intersection du prolongement de la rue du Prince Impérial et de RD 917.
Le second est beaucoup plus à l’ouest, à la limite du village et des dunes qui séparaient celui-ci de la mer. Il pourrait s’agir du Calvaire Fontaine, dit encore le calvaire des “bons chasseurs”, situé à l’intersection de la rue de l’Impératrice et de la rue du Haut-Banc.
Enfin, le 3ème se situe plus au sud de Berck-Ville. Sur le plan d’époque, il est indiqué le long d’un chemin qui se dirige vers la Baie d’Authie en longeant l’actuelle Mollière. Il pourrait s’agir du calvaire dit “des frères Dort ”.

 

Un document PDF proposant de découvrir tout ce patrimoine à travers un circuit est disponible sur le côté droit de cette page.

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